Les marchés actions américains devraient poursuivre leur mouvement baissier à l'ouverture de l'avant-dernière séance de la semaine. Ils restent toujours à l'affût d'un accord officiel de paix entre les Etats-Unis et l'Iran. Lors d'un échange avec la presse dans son bureau ovale, Donald Trump a déclaré hier que les discussions avec Téhéran se passent "très bien" et pourraient aboutir "ce week-end". Avant les premiers échanges, les futures sur le S&P et ceux du Nasdaq cèdent respectivement 0,05% et 0,77%.
Cette déclaration de "POTUS" contraste avec celle de l'Iran. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, "des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l'agression contre Beyrouth mais aucun progrès tangible n'a été réalisé dans le processus de négociation avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient", faisant référence aux frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien au Liban.
Et "le retour à la table des négociations est conditionné à la garantie des droits du peuple iranien, la fin de la guerre au Liban et la réduction des tensions dans la région", a-t-il souligné sans donner plus de détails.
Aussi, Abbas Araghchi a averti hier à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, selon l'agence de presse iranienne Tasnim, que "toute attaque contre Beyrouth entraînerait une reprise à grande échelle de la guerre" au Moyen-Orient, suite à des menaces israéliennes visant le Hezbollah pro-iranien.
Allant dans le sens d'Araghchi, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par l'agence Isna a signalé hier que "l'Iran ripostera de façon décisive, regrettable et proportionnée à toute attaque venant des États-Unis ou d'Israël".
Lors de ses discussions avec la presse, le président américain a aussi fait savoir qu'il voulait "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère au contraire qu'il s'agit d'un seul et même sujet.
Par ailleurs, Israël et le Liban ont convenu mercredi soir, au terme de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et de créer des "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise. En outre, Tel-Aviv et Beyrouth se sont également entendus pour participer à une nouvelle session de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global".
Cet accord de cessez-le-feu signé à Washington par Israël et le Liban est "une capitulation et une défaite", a affirmé le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem. Ce dernier appelle le Liban à "arrêter la mascarade et l'humiliation des négociations" avec Israël.
Dans ce contexte géopolitique, les cours du pétrole sont repartis à la baisse. Le Brent perd 2,63% à 94,83 dollars. Le WTI cède 3,12% à 92,83 USD.
Broadcom déçoit sur ses revenus
Dans l'actualité des sociétés cotées, Broadcom a publié des résultats contrastés au deuxième trimestre fiscal. Son bénéfice ajusté par action est supérieur aux attentes : 2,44 dollar contre 2,40 dollars attendus. A l'inverse, son chiffre d'affaires est légèrement inférieur aux prévisions du marché : 22,19 MdsUSD contre un consensus de 22,27 MdsUSD. L'intelligence artificielle demeure le principal moteur de l'activité. Les revenus liés à l'IA ont plus que doublé pour atteindre 10,8 milliards de dollars, portés par la demande pour les puces personnalisées et les équipements de réseau utilisés dans les centres de données.
Par ailleurs, CrowdStrike a présenté ses résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes et aussi annoncé une forte hausse de ses dépenses pour soutenir ses investissements dans l'intelligence artificielle et le développement de nouveaux produits. Le chiffre d'affaires du groupe spécialisé dans les prestations de services de cybersécurité s'est élevé à 1,39 MdUSD, se situant au-dessus des 1,36 MdUSD. Le groupe bénéficie de la demande croissante pour les solutions de cybersécurité intégrant l'intelligence artificielle, un segment considéré comme l'un des principaux moteurs de croissance du secteur.
CrowdStrike a, par ailleurs, relevé ses prévisions pour l'exercice 2027. Le groupe vise désormais un chiffre d'affaires compris entre 5,91 et 5,96 MdsUSD, contre 5,87 à 5,93 MdsUSD auparavant, ainsi qu'un bénéfice ajusté de 4,88 à 4,96 USD par action.
IBM et Google Cloud, filiale d'Alphabet, ont noué un partenariat stratégique pour le lancement d'une nouvelle pratique Google Cloud, conçue pour aider les organisations à accélérer le déploiement de l'IA en production et à moderniser leurs systèmes centraux.
USA: les inscriptions au chômage supérieures aux attentes
Côté statistiques, le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 225 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 25 mai, un chiffre en hausse de 13 000 par rapport au niveau de la semaine précédente (qui a été révisé à la baisse, de 215 000 à 212 000), un niveau qui reste au-dessus des attentes du consensus qui tablait sur 213 000 nouvelles inscriptions.
La moyenne mobile sur quatre semaines, censée mieux refléter les tendances à l'oeuvre sur le marché de l'emploi, est ressortie quant à elle à 214 750, en hausse de 6 500 par rapport à la semaine précédente.
Enfin, le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s'est élevé à 1 777 000 lors de la semaine au 18 mai (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles), un chiffre en baisse de 8 000, toujours par rapport à la semaine précédente.
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